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Quoi de neuf au Bien Allé Eurélien?

Faire avec la « Covid »

Les mesures sanitaires ont stoppé net toutes les activités du club : annulation de toutes les manifestations, (prestations et Journée Pédagogique de Fontaine La Guyon) suppression des répétitions et des cours de trompes. Les échanges de fichiers audio entre élèves et moniteurs n’ont pas rencontré le succès attendu, aucun cours en visioconférence n’a pu être organisé.

Des dispositions particulières ont été prises à la reprise des répétitions de la « Formation » et du « Groupe École » telles que : respect de la distanciation et nouvelle disposition (les sonneurs forment un cercle et sonnent en se regardant). Les cinq cours hebdomadaires de l’école, qui réunissent au plus quatre élèves chacun, sont donnés dans un vaste espace ouvert, un écran raccordé à l’ordinateur projette les exercices ou les partitions des fanfares à travailler, une enceinte diffuse le Son. Les élèves, qui apprécient l’application des techniques actuelles, découvrent de façon ludique, et sans s’en rendre compte, l’écriture musicale. C’est le coté positif de cette période bouleversée.

 

Septembre : Sortie en famille pour les sonneurs de la formation

Les sonneurs de la Formation décidaient en 2016 d’abandonner leurs indemnités de prestations pour constituer un pécule à dépenser en commun. Il fut convenu de s’orienter vers un voyage au Puy du Fou.

En 2018, Lilian Dahuron (directeur du groupe) a concentré ses recherches vers des voyagistes pour une prise en charge complète. Conjointement à cette démarche, un appel fut lancé auprès des membres* du Bien-Aller pour compléter l’autocar (*Groupe-école, Élèves et Sympathisants). L’offre n’ayant pas eu l’écho escompté, la décision fut prise de limiter le voyage aux membres de la formation. A cette époque notre budget ne permettait que la prise en charge des sonneurs.

En septembre 2019, Lilian contacte le Puy du Fou pour réserver… Les 19 places nécessaires n’étaient disponibles qu’au début septembre 2020. Ce décalage permettait d’accroître notre épargne. De ce fait, il autorisait la participation de nos compagnes à cette escapade vendéenne. Si elles sont souvent délaissées pour la Trompe, nous ne les oublions pas !

5 et 6 septembre

Le covoiturage envisagé est abandonné au profit du déplacement en couple, à l’exception de Cyrille/Johanie et de Jean-Michel/Violaine qui font route ensemble. Natacha Dahuron et Alexandre Bellanger (enfants de sonneurs) sont du voyage.

Rendez-vous est donné à 9h30, sur le parking de l’Hôtel « Grand-Siècle » où nous sommes « royalement » hébergés. Les règles sanitaires nous sont aimablement rappelées et, tout est fait sur le site pour en facilité l’application. Un lit double et deux lits d’une personne sont annoncés pour chaque chambre. Mais, surprise ! Les lits d’une personne sont « superposés ». Cela créé une certaine déception vite oubliée par l’extrême niveau qualité de l’ensemble des équipements et des prestations. Avant de partir à la découverte, des plans nous sont remis avec les horaires des spectacles du jour. Délaissant la navette proposée, notre programme débute par une marche à pied de près de deux kilomètres pour atteindre l’entrée du Grand Parc… Nous ne nous doutons pas, alors, du nombre de pas que nous aurons à faire durant ces deux jours… Passée l’entrée du parc chacun se dirige vers les attractions les plus séduisantes.

Le midi chacun déjeune là où il se trouve, les lieux de restauration sont nombreux et judicieusement dispersés. A l’heure du dîner nous avons suivi cinq à six spectacles. Sous les ors de « La Table des Ambassadeurs » nous nous restaurons autour d’un généreux buffet avant de nous diriger vers le spectacle nocturne, … à l’autre bout du Grand Parc.

Nous assistons alors à un spectacle grandiose, éblouissant, féérique… époustouflant ! La soirée offre l’occasion d’imaginer les considérables travaux d’étude, de recherche, de mise en scène, de montage ; la complexité des mécanismes, la subtile synchronisation des différents tableaux, les mystères insolubles pour le néophyte comme ce bombardier évoluant dans le ciel au moment précis où éclate le grondement des bombes… Sur cette immense scène, où il est impossible de tout embrasser d’un seul regard, nous voyons évoluer les acrobates bondissants, les cracheurs de feu, les cavaliers émérites lancés au grand galop au milieu de centaines de figurants, la diversité des costumes et des scénettes illustrant la vie des époques traversées, les jeux d’eau jaillissants, les multiples feux d’artifices « splendides », le tout accompagné de récits émouvants sur la grande histoire de la Vendée, imbriquée dans l’histoire de notre France « catholique » fièrement revendiquée en ces lieux.

Fascinés par tout ce que nous avons vu et entendu dans la journée, nous apprécions la literie et le confort dignes d’un hôtel haut de gamme.

Après une bonne nuit, un solide petit déjeuner et le programme des animations de la journée, nous reprenons notre marche vers d’autres animations à découvrir. Deux jours sont absolument nécessaires pour visiter l’ensemble des quinze attractions du site. Lilian a assuré le rôle de guide pour notre petit groupe. Selon les circonstances et les aléas, le programme de chaque journée est susceptible de varier. Il est donc impossible de prévoir à l’avance l’ordre dans lequel il est possible d’assister aux spectacles. Malgré cela notre guide s’en est fort bien sorti.

À partir de 15h30 les premiers couples reprennent le chemin du retour, les derniers quittent le site vers 18h00. Nous sommes marqués par les 15 à 20 kilomètres de marche, sans compter les phases de piétinement encore plus fatigantes que les distances parcourues.

Nous avons tous, sans exception aucune, apprécié ce week-end entre amis. Gageons qu’il contribuera à resserrer, encore plus, les liens entre les sonneurs ; indispensables ciment de l’équipe. Nos compagnes récompensées à juste titre, se montreront peut-être plus indulgentes lorsque nous répondrons à l’appel du « cor ».

En conclusion, nous pouvons dire, sans forfanterie, qu’avec ce coup d’essai nous avons réussi « un coup de maître ». Nous ne parviendrons peut-être pas à faire mieux mais, en planifiant d’autres aventures collectives, nous tenterons, au moins, de faire aussi bien. Nous songeons dès maintenant à constituer une nouvelle cagnotte en assurant toujours de belles prestations.

Saint-Hubert 2020

Malgré les nouveaux clusters annoncés nous nous risquons à organiser la fête de notre Saint Patron le  samedi 17 octobre prochain à Saint-Luperce, village de la communauté paroissiale « La Bonne Nouvelle en Val de l’Eure ».

À la mi-septembre, un appel a été lancé à nos fidèles sympathisants pour réserver la soirée. Au programme : Messe de Saint-Hubert à l’église du village suivie de la « Soirée Saint-Hubert » à la salle des fêtes : repas-traiteur animé par les trompes et les chants d’après chasse. Il faut souligner que  les municipalités qui nous accueillent, mettent gracieusement à notre disposition leur salle des fêtes et offrent un cocktail aux participants.

Les dimensions de la salle permettront de garantir la distanciation physique imposée au moment du lancement de l’organisation. À table les convives seront répartis par groupes séparés  par des espaces vacants. Les déplacements se feront masqués et le cocktail sera servi à table. Il est probable que l’ambiance ne sera pas tout à fait celle des années précédentes, mais les sonneurs sauront redoubler d’efforts pour animer la soirée de leurs chants et de leurs sonneries, sans oublier quelques sketches dont ils ont le secret. Nos amis Dominique Guivarch, Éric Ribot et René Yvelain seront de la fête.

En lançant l’événement nous craignons une participation limitée, compte tenu de la conjoncture. Le risque de devoir annuler n’était pas écarté. Il faut croire que le besoin de se réunir soit plus fort que la crainte du Covid car, nous relevons un fait tout à fait exceptionnellement : quinze jours avant la clôture des inscriptions, le nombre de convives égale celui auquel nous sommes habitués depuis 17 ans.

Hélas ! À quarante huit heures de l’événement, nos craintes sont confirmées : Les salles des fêtes sont fermées à toutes manifestations, sur tout le territoire à partir du 17 octobre. La déception de devoir annuler notre « Soirée Saint-Hubert » est grande tant pour les organisateurs que pour les participants. Pour autant, nous ne sommes pas de nature à nous laisser abattre. La commune de Saint-Aubin-des-Bois se propose de nous accueillir en 2021 et celle de  Saint-Luperce s’est aussitôt portée candidate pour 2022.

La passion communicative des sonneurs permet de garder confiance en l’avenir !

Jean-Paul Jouanne