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Écoles de trompes en Essonne et Saine-et-Marne

Écoles de trompes en Essonne et Saine-et-Marne

Depuis plus de dix ans, il existe deux écoles de trompes officielles en Essonne, gérées par la Délégation départementale de la FITF.

 

La première a été créée pour répondre à une demande de plus en plus croissante. Je fus contraint de me lancer dans l’aventure et ce ne fut pas simple, car on doit avant tout remettre en question sa propre façon de sonner avant de se plonger dans les différentes méthodes existantes. Jean-Claude Louail fut la première personne à qui j’ai donné le peu de savoir que j’avais, puis une autre nous a rejoint, puis une troisième et je me suis ainsi retrouvé avec dix personnes devant moi. Le moment était à la fois studieux et convivial, le petit bar de mes bureaux était le lieu de débriefing auprès les cours.

 

Aujourd’hui, l’école perdure à Brétigny-sur-Orge, où la municipalité met à notre disposition une salle qui permet à une petite dizaine de personnes de s’y retrouver tous les lundis soir. Ils ne seront certainement pas tous champion de France, ce n’est d’ailleurs pas leur objectif premier, mais ils progressent et se font surtout plaisir ; c’est aussi cela apprendre à sonner.

 

En 2012, une deuxième école est apparue à Etampes également pour répondre à la demande venant du Sud-Essonne cette fois-ci. C’est aujourd’hui près d’une vingtaine d’élèves qui viennent tantôt à Brétigny-sur-Orge tantôt à Etampes où là aussi, le soutien de la municipalité est bien réel avec la mise à disposition de salles au Château de Valnay.

 

En 2014, avec Pierre-François Prioux, organisateur du festival « Nature et Vènerie en Fête », nous avons répondu favorablement à la demande de Monsieur le Maire de Fontainebleau pour la création d’une classe de Trompe au sein du Conservatoire régional d’art et de musique de Fontainebleau. Les élèves sont tous de jeunes enfants ayant déjà une éducation musicale, le plus jeune n’a que six ans et demi, et présente déjà un potentiel intéressant. Bien qu’issus d’horizons sans rapport avec la Vénerie, ils sont tous passionnés par notre instrument. Avec la structure du conservatoire, l’école se produit dans diverses manifestations tel que les « Fééries musicales », les « Journées impériales » ou encore en forêt, « sur les traces de Dénécourt ».

 

Toutes ses réalisations tendent à prouver que beaucoup de personnes souhaitent découvrir la Trompe et apprendre à sonner ; pourtant, tous ne sont pas chasseurs et ne connaissent pas la Vénerie. 

 

Les écoles de musique et les conservatoires sont d’importants viviers à ne surtout pas négliger. Une simple convention entre une municipalité et une délégation départementale ou régionale est la seule obligation administrative ; cela pourrait se répandre dans d’autres régions pour redynamiser le nombre de nos adhérents. L’enjeu est d’importance et cela demande beaucoup de temps. Mais ne sommes-nous pas là pour cela, nous les anciens qui en avons encore un peu devant nous ?

 

Luc-Marc Lerousseau,